Etude des déterminants de l’utilisation du préservatif chez les étudiants de l’Université du Lac Tanganyika. Etude transversale à visée analytique
DOI:
https://doi.org/10.70659/gjhib.v2i11.34Keywords:
préservatif, santé sexuelle, jeunes, VIH, IST, BurundiAbstract
Contexte
La santé sexuelle et reproductive des jeunes constitue un enjeu de santé publique central en Afrique subsaharienne. Cette catégorie de population, en pleine transition biologique, psychologique et sociale, est particulièrement vulnérable aux infections sexuellement transmissibles (IST), au VIH/SIDA ainsi qu’aux grossesses non désirées. Cette vulnérabilité est exacerbée par plusieurs facteurs interdépendants : la précocité de l’initiation sexuelle, l’absence ou l’insuffisance d’éducation sexuelle structurée, la stigmatisation des comportements préventifs et les inégalités d’accès aux moyens de protection, notamment les préservatifs. Bien que des efforts aient été déployés par les autorités sanitaires et les partenaires internationaux pour promouvoir l’usage du préservatif, son taux d’utilisation demeure paradoxalement faible dans les groupes les plus exposés. En milieu universitaire, cette problématique revêt une importance particulière : les jeunes adultes y développent leur autonomie, explorent leur sexualité, mais souvent sans bénéficier de l’encadrement ou de l’information adéquate. De nombreux freins qu’ils soient d’ordre culturel, psychologique ou institutionnel continuent à limiter le recours systématique aux préservatifs, en dépit de leur efficacité avérée dans la prévention des IST, du VIH/SIDA et des grossesses non planifiées.
Méthodes
Une étude transversale, descriptive et analytique a été conduite en avril 2025 à l’Université du Lac Tanganyika, située au Burundi. Elle a porté sur un échantillon de 196 étudiants sélectionnés selon une méthode d’échantillonnage non probabiliste de convenance, en raison de contraintes d’accès à une base de données nominative.
Résultat
sLe taux d’utilisation du préservatif était de 44,4 %. Les déterminants significatifs étaient : le milieu d’évolution (OR = 4,136 ; p < 0,001), la honte d’achat des préservatifs (OR = 3,009 ; p < 0,001), la connaissance des avantages du préservatif (OR = 5,856 ; p < 0,001) et la connaissance d’un décès lié au SIDA (OR = 4,741 ; p < 0,001).
Conclusion
Le renforcement de la communication et de l’éducation sur la santé sexuelle est nécessaire, en particulier pour lever les tabous et favoriser l’usage du préservatif.
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